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Renforcer la coopération avec les pays non membres

La réunion ministérielle annuelle de l’OCDE se tiendra les 15 et 16 mai à Paris et discutera de questions telles que la mondialisation, la croissance et le capital, l’innovation et le commerce, ainsi que des défis pour le système commercial mondial. Cependant, l’un des sujets sera également le renforcement de la coopération avec certains pays non membres.

Ce dernier sujet s’inscrit dans l’orientation de plus en plus forte de l’Organisation pour devenir une sorte de hub ou de forum dans les processus de mondialisation qui impliqueront plus intensément les marchés émergents ainsi que les pays moins développés. L’Organisation fournirait principalement à ces pays un soutien en savoir-faire pour promouvoir les valeurs de la bonne gouvernance et lutter contre la corruption.

L’OCDE considère ces deux activités comme cruciales pour le développement économique équilibré, mais aussi social des marchés émergents, s’efforçant de leur fournir des références pour la bonne gouvernance, en travaillant avec la Banque mondiale et d’autres forums économiques internationaux. Il y a une certaine ironie dans le fait que même le plus haut responsable du Secrétariat de l’OCDE se soit retrouvé dans un scandale similaire à celui qui secoue le président de la Banque mondiale. En effet, The Economist a récemment publié un article sur la façon dont Angel Gurria, le Secrétaire général de l’OCDE et ancien ministre des Finances du Mexique, qui est devenu célèbre à ce poste précisément pour sa politique sans compromis, dirige le Secrétariat.

Il est critiqué, pour le dire légèrement, pour un manque de transparence, des critères flous ou même du népotisme dans les nominations d’associés, des dépenses irrationnelles de fonds pour, par exemple, un ameublement inapproprié et extravagant de son propre bureau, du favoritisme et une prise de décision au sein de son propre cercle restreint. Cet épisode est tenté d’être dépeint comme une attaque subjective de l’éditeur d’un hebdomadaire bien connu contre la personne du Secrétaire général et n’a pas l’ampleur d’un scandale similaire à la Banque mondiale, mais il montre que la bonne gouvernance est une discipline dans laquelle il faut vraiment faire un effort significatif à tous les niveaux.   (Davorka Zmijarević)