Les promesses électorales concernant le salaire complet pour les six premiers mois de congé de maternité ont fait la une de la plupart des journaux quotidiens. Incités par cela, nous avons demandé au Prof. Dr. Anđelko Akrap de la Faculté d’Économie de Zagreb de commenter pour Lider sur l’impact possible de telles mesures sur l’augmentation du taux de natalité en Croatie.
À son avis, l’adoption d’une telle mesure n’affectera pas significativement l’augmentation du taux de natalité car il y a un faible pourcentage de femmes à hauts revenus en Croatie. La situation des parents potentiels est importante pour prendre la décision de savoir s’ils doivent avoir des enfants et combien, mais ce n’est pas la condition la plus importante. En Croatie, il y a une grande proportion de jeunes avec de faibles revenus, pour qui la sécurisation des conditions d’existence, d’un appartement propre et d’un emploi stable est cruciale. Selon le Professeur Akrap, le cadre juridique ne peut pas protéger suffisamment les mères.
Toutes les mesures de politique de population acceptées visent leur protection, mais en Croatie, le problème principal reste la sensibilité sociale des employeurs. Par conséquent, l’État doit limiter plus fortement la liberté des employeurs et des entrepreneurs. Il est essentiel de dompter la tyrannie du capitalisme néolibéral car les capitalistes ne se soucient que de leurs intérêts, pas du bien-être à long terme de la nation.
Dans les pays scandinaves, le taux d’activité économique des femmes est élevé, et malgré cela, ils ont une bonne image démographique. Cinquante pour cent des femmes en Scandinavie travaillent à temps partiel, tandis qu’en Croatie, ce pourcentage est de trois pour cent, principalement parce que le travail à temps partiel ne peut pas garantir un revenu. Le Conseil du Gouvernement pour la Politique de Population a proposé dans ses documents quels instruments de politique pro-nataliste utiliser.
