Les vignerons français rétablissent leur domination sur le marché mondial du vin après des années de défis dus aux approches innovantes des producteurs du Nouveau Monde.
Il semble que les réformes récentes les aient aidés, qui ont, entre autres, apporté une nouvelle façon d’étiqueter les bouteilles en France – non seulement par région mais aussi par cépage. Les dernières données montrent une augmentation de 13 % des exportations de vins et spiritueux français l’année dernière, atteignant un record de 8,74 milliards d’euros, ainsi qu’une forte hausse des exportations de ce que l’on appelle les vins tranquilles. La part de marché française de ces vins aux États-Unis, qui est en passe de devenir le plus grand consommateur mondial l’année prochaine, a augmenté de deux points de pourcentage pour atteindre 14 %, au détriment de l’Australie. "Les données d’exportation montrent que nous allons dans la bonne direction. Nous devons continuer avec les réformes," a déclaré Louis Regis Affre, directeur de la Fédération des Exportateurs de Vins et Spiritueux Français (FEVS). Selon lui, la compétitivité du vin français a été renforcée par deux années de bonnes récoltes de qualité, 2005 et 2006, et une baisse des prix de 20 à 25 %. Cependant, il a averti que la crise n’est pas terminée et que des changements continus sont nécessaires pour atteindre une compétitivité à long terme dans tous les secteurs.
