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La dette extérieure a augmenté à 27,7 milliards d’euros en octobre 2006

Après une diminution saisonnière de la dette extérieure de la Croatie pendant les mois d’été, celle-ci a continué d’augmenter en septembre et octobre. Selon les dernières données de la Banque nationale croate (HNB), la dette extérieure à la fin d’octobre 2006 s’élevait à 27,7 milliards d’euros.

    Par rapport au mois précédent, elle a augmenté de 544 millions d’euros, tandis que le taux de croissance annuel a dépassé 14 % (14,1 %) après quatre mois. Le taux de croissance annuel moyen de la dette extérieure au cours des dix premiers mois de 2006 était de 13,9 %, contre 10,5 % au cours de la même période de 2005, indiquant une croissance quelque peu accélérée de l’emprunt sur les marchés étrangers. La plus grande part de l’augmentation mensuelle et annuelle de la dette extérieure a été détenue par d’autres secteurs, à savoir les entreprises, dont la dette a dépassé 9 milliards d’euros pour la première fois à la fin du mois observé.

En effet, le secteur des entreprises a augmenté ses obligations envers les créanciers étrangers de près de 2,4 milliards d’euros par rapport au même mois en 2005, et de 337 millions d’euros par rapport à septembre. Les taux de croissance annuels de l’emprunt extérieur dans ce secteur sont restés au-dessus de 20 % depuis novembre 2005, et au cours des deux derniers mois, ils ont dépassé 30 % (35 % en octobre). En raison de cette dynamique de croissance, la part de la dette des entreprises dans la dette extérieure totale de la Croatie a augmenté à 32,8 %. Après quatre mois, la dette extérieure des banques a enregistré à nouveau une augmentation mensuelle (de 330 millions d’euros), s’élevant à 9,3 milliards d’euros.

Après une forte croissance au cours des cinq premiers mois, la dette extérieure des banques, influencée par les mouvements saisonniers (entrées de devises étrangères pendant la saison touristique), a enregistré un ralentissement de la croissance dans la seconde moitié de l’année, de sorte que le taux de croissance annuel est resté au niveau de septembre (12 %). La part de la dette bancaire dans la dette totale reste la plus élevée parmi tous les secteurs à 33,4 %.

Les obligations du secteur public (gouvernement central, fonds nationaux, HBOR et gouvernement local) sont restées aux niveaux de septembre (8,7 milliards d’euros) pendant octobre, tandis qu’annuellement, elles ont diminué de 4 % ou 264 millions d’euros. Des taux de croissance négatifs se poursuivent depuis mars 2005, et la réduction de la dette publique cette année est le résultat du fait que les remboursements des dettes publiques étrangères étaient supérieurs aux nouveaux emprunts. (Raiffeisenbank)