Les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ont réussi à convenir lundi soir de geler partiellement les négociations avec la Turquie en raison de son refus de normaliser les relations avec Chypre, a annoncé la présidence tournante du Conseil de l’UE, le ministre finlandais des Affaires étrangères Erkki Tuomioja.
Après plusieurs heures de discussion, la proposition de la Commission européenne datée du 29 novembre a été acceptée, ce qui empêche la Turquie d’ouvrir des négociations dans huit chapitres jusqu’à ce qu’elle remplisse ses obligations contractées en signant le Protocole d’Ankara, à savoir jusqu’à ce qu’elle ouvre ses ports maritimes et aéroports aux navires et aéronefs chypriotes. Dans d’autres chapitres, des négociations peuvent être ouvertes, mais ne peuvent pas être closes tant que les conditions requises ne sont pas remplies.
Le commissaire à l’élargissement Olli Rehn a déclaré lors d’une conférence de presse qu’un « signal clair » avait été envoyé à la Turquie que le non-respect des obligations légales ne peut rester impuni. Le chef de la diplomatie finlandaise, Tuomioja, a exprimé sa satisfaction qu’un accord ait finalement été atteint et que de cette manière, la possibilité que le prochain sommet de l’UE, jeudi et vendredi, soit un autre sommet sur la Turquie ait été évitée.
