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Des changements significatifs attendus dans le secteur financier croate après l’adhésion à l’UE

En plus de devoir s’adapter à une concurrence accrue et d’opérer sur le marché unique de l’Union, les entreprises et les institutions financières en Croatie devront maîtriser les vastes réglementations financières de l’UE. La Croatie doit se préparer à ces processus, et des plans sont en place pour modifier 13 lois qui régissent le secteur financier

   Avec l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne et à l’Union monétaire européenne, le marché des services financiers subira des changements significatifs, comme l’a souligné la conférence sur les négociations de la Croatie avec l’Union européenne dans le domaine des services financiers. Ces changements résulteront de l’intégration du marché des services financiers croate avec celui de l’Union, apportant une plus grande concurrence, mais aussi une plus grande liberté dans le mouvement des capitaux entrant et sortant de Croatie, ainsi qu’une réduction des privilèges du secteur public dans l’accès aux sources de financement, a-t-il été déclaré lors de la réunion organisée par infoarena.

En plus de devoir s’adapter à une concurrence accrue et d’opérer sur le marché unique de l’Union, les entreprises et les institutions financières en Croatie devront maîtriser les vastes réglementations financières de l’UE. La Croatie doit se préparer à ces processus, et des plans sont en place pour modifier 13 lois qui régissent le secteur financier, a déclaré Boris Vujčić, vice-gouverneur de la Banque nationale croate.

Certaines de ces lois incluent la loi bancaire, la loi sur les assurances et la loi sur le marché des valeurs mobilières.  La mise en œuvre des réglementations du marché financier de l’UE nécessite également de renforcer les capacités administratives du ministère des Finances, de la Banque nationale croate, du Bureau d’État des statistiques, de Hanfa et d’autres institutions impliquées dans la régulation du marché financier, a ajouté Vujčić.

En plus des ajustements législatifs, la Croatie doit également respecter les critères de Maastricht concernant une part de déficit budgétaire dans le PIB de moins de trois pour cent, et une part de dette publique dans le PIB ne dépassant pas 60 pour cent. Selon Ante Žigman, secrétaire d’État au ministère des Finances, la Croatie progresse bien dans le respect de ces critères, et elle les atteindra pleinement avec une discipline fiscale et une politique fiscale transparente.

Les critères concernant le déficit budgétaire et la dette publique sont les mêmes pour tous les pays souhaitant rejoindre l’Union monétaire européenne et adopter l’euro, et ils sont nécessaires en tant que normes minimales pour le fonctionnement du système financier de l’Union, ils ne peuvent donc pas être caractérisés comme politiques, a ajouté Peter Grasmann de la Commission européenne. 

Avec les lignes directrices générales de la politique économique et fiscale de l’UE, la conférence sur les négociations de la Croatie avec l’Union européenne dans le domaine des services financiers discute également des changements qui seront les conséquences de la mise en œuvre de la directive de l’UE sur les exigences de capital, de la directive sur les instruments financiers de marché, et des mises à jour dans l’industrie de l’assurance.   (H)